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Le Gouvernement Sarkozy se met en place… 15 mai, 2007

Posté par segoousarko dans : ***APRES L'ELECTION.... , ajouter un commentaire

20070511www000000373272281.jpg Dans une déclaration de Mr Sarkozy faite pendant la campagne, ce dernier avait dit que son gouvernement serait prêt à se mettre au travail dès le lendemain du 2nd Tour…

Aujourd’hui, Mr Chirac a fait ses adieux, et où en sommes nous du coté du nouveau gouvernement ? Mr Sarkozy est toujours en train de choisir ses futurs ministres… Pour quelqu’un qui avait une réponse précise au sujet de son gouvernement, il semble c’est un peu confus ces derniers jours. (Dire qu’on reprochait à Mme Royal de ne pas apporter de précision dans ces réponses… Aujourd’hui on peu constater qu’être « précis » ne veut pas forcément dire « être d’honnête »!). Et Mr Jupé, entendu ce jour par la justice… Belle image !

Bien des proches de Mr Sarkozy qui l’on soutenu lors de sa campagne se retrouvent aujourd’hui écartés de la route luxueuse, une façon gentille de dire que ces derniers ce sont sûrement fait « berner » par un homme qui mise beaucoup sur sa verve émérite qui l’a aidé a convaincre beaucoup de français.

Ces derniers « proches » qui se sont donnés à leur maître durant cette campagne vont certainement se faire souffler leurs places, par des politiciens d’autres partis pour ne pas déroger « la politique d’ouverture » de Mr Sarkozy, qui ne serait pas condamnable si celle-ci n’était pas uniquement stratégique et programmée. Attendons de voir avant de tomber dans l’intox au sujet de DSK …

 

AUTRE SUJET AUJOURD’HUI…

Mr Sarkozy rencontre les partenaires sociaux. Un bon point. Une idée largement soutenue par le pacte présidentiel de Mme Royal…

AU SUJET DU DARFOUR … 13 mai, 2007

Posté par segoousarko dans : ***APRES L'ELECTION....,***Pages DE VRAIE POLITIQUE. (descendre jusqu'à , 1 commentaire

darfourfaisonscommelerwanda.jpgdarfour1.jpgdarfourenfant.jpg 

Lors de ces campagnes Présidentielles nous avons eu le droit à tout, qui couche avec qui, qui ne couche plus avec qui, les erreurs de dictions, la transformation d’un être abject grâce à des cours accélérés de communication et marketing, cependant, les médias ont fait beaucoup d’impasses sur des sujets importants qui pouvaient mettre en avant les évidentes capacités « humaines » d’une certaine femme contre un certain « homme »… Espérons que celui-ci du haut de son trône fera désormais évoluer les choses….
Le 02/05/2007, lors du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, on a failli – enfin! – parler de la politique internationale de la France. Hélas, Nicolas Sarkozy a usé d’un raccourci surprenant et honteux. 

Reprenons la transcription du débat:
Patrick Poivre d’Arvor : Parlons d’un continent que l’on méprise beaucoup, qui souffre, l’Afrique et le Darfour, votre politique changera-t-elle par rapport à celle de l’actuel chef de l’Etat?

Nicolas Sarkozy: Ce qui se passe au Darfour est un scandale absolu. Le fait que le gouvernement n’est pas voulu permettre les corridors humanitaires est inadmissible. Il faut que les dirigeants aient à en rendre compte devant un tribunal pénal international. Il y a 450 millions de jeunes africains de moins de 17 ans. Ils ne peuvent pas espérer venir immigrer en Europe. La question du développement de l’Afrique est une question majeure, que je traiterai dans le cadre de l’Union de la Méditerranée. Cela va de pair avec une politique d’immigration choisie en France, avec la réforme du regroupement familial. (…)
Comment peut-on passer du Darfour à la gestion des migrations en Europe? Quel est le lien? Quel est le lien entre le génocide au Darfour et le regroupement famillial?

Après la diatribe de Sarkozy, le journaliste reprend la personne et, là, surprise, au lieu de poser aussi une question sur le Darfour à la candidate, on a:
Patrick Poivre d’Arvor : Ségolène Royal, sur l’immigration ?
Merci à Ségolène Royal de ne pas avoir répondu à PPDA:
Ségolène Royal: D’abord, sur le Darfour, je pense que la communauté internationale est beaucoup trop inerte. Des pressions doivent être faites sur la Chine, y compris sur la menace de boycott des Jeux Olympiques. Je ne suis pas favorable au boycott, mais il faut poser la question pour que cela bouge et mettre fin à ses exactions. (…) quand je vois l’urgence du Darfour et le rôle que joue la Chine dans cette partie du monde, parce qu’il y a simplement du pétrole dans le sous-sol, si on renonce à toute action, alors on renonce à tout puisqu’il y a là justement ce grand événement mondial qui doit intervenir, je suis convaincue que si plusieurs pays intervenaient auprès de la Chine en disant qu’il est incompatible d’organiser les Jeux Olympiques avec la presse du monde entier qui sera là, l’opportunité de développement pour la Chine et en même temps continuer à fermer les yeux sur la question du Darfour, je suis convaincue que s’il y avait une démarche conjointe, alors cela pourrait bouger en Afrique. Je suis pour l’action, pas pour l’inaction.
Je ne sais pas si le boycott est une solution mais, en tout cas, Ségolène Royal était la seule, hier soir, à en avoir réellement parlé, à vouloir faire quelque chose (vouloir réduire le regroupement famillial pour solutionner la situation au Darfour me semble totalement «à côté des clous», pour reprendre l’expression de l’autre débat entre Royal et Sarkozy, il y a 14 ans).

Sur les JO, Nicolas Sarkozy a dit:
Je suis favorable aux Jeux Olympiques en Chine. (…) les Jeux Olympiques à Pékin obligeront la société chinoise à s’ouvrir, comme on l’a toujours vu. Le boycott en la matière est une très mauvaise idée.
.

Et si Nicolas Sarkozy est élu, s’il faut attendre que « société chinoise s’ouvre», que restera-t-il du Darfour dans 5 ans? La solution de Nicolas Sarkozy est de recourrir à un Tribunal Pénal International mais restera-t-il des témoins? Et combien de temps faudra-t-il pour le mettre en place alors qu’on sait que le Soudan ne le reconnaîtra jamais?

Pour plus d’informations, vous pouvez aller sur Sauver le Darfour ou visiter, sur SL, Camp Darfur (découvert grâce à Nessy), l’une des parcelles les plus violentes de SL. Là, la violence n’est pas un jeu.
Son rival lui a aussitôt reproché cet appel au boycott alors qu’elle s’est elle-même rendue en voyage en Chine en janvier dernier : « Si vous êtes favorable au boycott pour les sportifs, pourquoi vous-même n’avez-vous pas boycotté votre visite? », a-t-il demandé à la candidate socialiste. « C’est quand même curieuxde dire aux autres : ‘ N’allez pas en Chine » et vous-même d’y être allée », a-t-il dit, en jugeant que ce boycott était « une très mauvaise idée ». « Au contraire, les Jeux Olympiques à Pékin obligeront la société chinoise à s’ouvrir, comme on l’a toujours vu », estime-t-il.

Les questions internationales, qui sont pourtant l’un des principaux domaines réservés du chef de l’Etat, n’ont été que brièvement abordées en fin de débat. En dehors des relations avec la chine, les deux candidats ont évoqué le danger de l’acquisition du nucléaire par l’Iran et les changements à apporter à la politique de développement pour enrayer l’émigration d’Afrique noire vers l’Europe. Concernant la Chine, la candidate ne voit pas de contradiction entre des relations suivies et un discours clair s’il le faut. « Je suis allée en Chine, car je pense qu’un chef d’Etat français doit aller en Chine. Je suis allée en Chine pour voir les entreprises françaises, pour les encourager à conquérir les marchés. Je suis allée en Chine pour rencontrer l’ensemble des dirigeants chinois, parce qu’il y a des opportunités à saisir », s’est-elle défendue.

Mais, a-t-elle dit, « quand je vois l’urgence du Darfour et le rôle que joue la Chine dans cette partie du monde, parce qu’il y a simplement du pétrole dans le sous-sol, si on renonce à toute action, alors on renonce à tout. (…)Je suis convaincue que si plusieurs pays intervenaient auprès de la Chine en disant qu’il est incompatible d’organiser les jeux Olympiques et, en même temps, de continuer à fermer les yeux sur la question du Darfour, alors cela pourrait bouger en Afrique » a-t-elle poursuivi. « Sur le Darfour, je pense que la communauté internationale est beaucoup trop inerte (…) Je suis pour l’action, pas pour l’inaction » a-t-elle ajouté.

 

 

Ségolène Royal demande à la France de réagir à la situation au Darfour.

« Personne ne pourra dire: « on ne savait pas ». Personne ne pourra dire: « on n’a pas vu venir, on a été pris au dépourvu ». Il est temps qu’une voix s’élève pour briser le silence, ce silence d’indifférence et de honte et cette voix, je veux que ce soit la nôtre« , estime Ségolène Royal s’indignant des « 250.000 morts et plus de deux millions et demi de réfugiés et de personnes déplacées » au Darfour, « des souffrances sans nom, sans nombre ».

« Je demande solennellement au président de la République d’élever plus fortement la voix de la France pour peser sur les décisions, pour obtenir des corridors humanitaires pour permettre d’accéder aux populations en détresse. Je demande, et je plaide, pour la protection des personnes déplacées et pour la lutte contre l’impunité ».

« La France de la liberté, de l’égalité, de la fraternité ne peut pas se taire plus longtemps par rapport à ce drame! Elle doit intervenir. Quand j’entends le porte-parole de l’Elysée dire que la France travaille à d’éventuelles nouvelles mesures, alors je le dis, cela n’est pas suffisant. Il faut accélérer les choses« .

A cet égard, elle a « salué au nom de la France la récente décision de la Cour pénale internationale de lancer ses premières inculpations contre les responsables des actes de barbarie au Darfour ». « Il y a là en effet une situation qui heurte la conscience universelle et la France doit être au premier rang, la France de la Révolution française ».
Ségolène Royal a estimé que « des pressions doivent être faites sur la Chine, y compris [avec] la menace de boycott des Jeux Olympiques » qui y sont prévus en 2008, pour que Pékin cesse de s’opposer aux actions internationales pour contraindre son allié soudanais d’accepter la mise en place de corridors humanitaires au Darfour afin d’arrêter les massacres de population.

Car, le boycott des JO proposés par Ségolène Royal avaient pour unique objectif, de faire pression sur la Chine comme Etat et comme membre du Conseil de Sécurité des Nations-Unis, à lever son véto sur une intervention au Darfour, ce qui bloque aujourd’hui les interventions humanitaires.
La solution de Mr Sarkozy demande bien plus de temps et de massacres avant qu’un éventuel jugement soit rendu!

On a le coeur sur la main, ou on a le coeur sur le portefeuille… La France a choisit la seconde solution.

Conseil national du ps le 12 mai 2007 12 mai, 2007

Posté par segoousarko dans : ***APRES L'ELECTION.... , ajouter un commentaire

Intervention de Ségolène Royal

Conseil national du ps le 12 mai 2007 dans  ***APRES L'ELECTION.... 494884355_c82d106047_m« Je dirai simplement quelques mots pour dire aussi que tous ces applaudissements sont destinés aussi à tous les militants, les citoyens qui se sont formidablement mobilisés au cours de cette belle campagne.
Vous dire aussi la fierté d’avoir conduit cette campagne, désignée par 60 % des militants socialistes, je voudrais souligner la très forte mobilisation dans les fédérations, la mobilisation des militants, bien sûr, mais aussi celles des partis alliés qui nous ont rejoints, qui nous ont soutenus dans cette campagne, tous les élus qui ont également été en première ligne de ce combat.
Nous avons vu des salles pleines à craquer, des citoyens enthousiastes, des citoyens mobilisés, et aujourd’hui c’est une force qui s’est levée, même si le combat ne s’est pas terminé comme nous l’aurions souhaité. C’est une force qui s’est levée de 17 millions de voix.

Et je pense, je le vois, vous le voyez aussi sur vos territoires, ce vote contient des perspectives d’avenir, ce vote contient un élan. On sent, à la fois bien sûr une tristesse, et j’y reviendrai, même parfois plus, et en particulier dans les quartiers populaires, mais on sent également une fierté très forte et une volonté de continuer. Il n’y a pas d’abattement, il y a une fierté dans ce qui a été réalisé, dans ce qui a été dit, dans ce qui a été porté au cours de cette campagne, dans ce qui a été réalisé, à l’exemple de ces images de meetings extraordinaires, dans ces images de Charléty par exemple, mais aussi partout dans les régions dans lesquelles vous êtes et dans lesquelles vous êtes mobilisés.
Moi, je veux aujourd’hui surtout retenir cette fierté-là parce que c’est sur ce socle-là que nous allons pouvoir construire le mouvement des élections législatives. Les valeurs fondamentales étaient là, les problèmes étaient bien identifiés, la question de la vie chère et des bas salaires, la question du chômage et des délocalisations, notamment le chômage des jeunes, la question de la précarité qui était au centre de notre campagne, les questions aussi liées à la sécurité, aux sécurités au sens large, avec le besoin que ressentent les Français d’avoir une clarification des règles du jeu, ce que j’ai appelé l’ordre juste. La question du refus de l’assistanat pour les tout petit salariés, pour les travailleurs pauvres. Et, cette question aussi, nous devons continuer à y travailler, les peurs aussi, les peurs des délocalisations, les peurs des personnes âgées face au déficit de tous les régimes de retraite et de santé. Bref, les questions sont là, les questions aussi que nous avons abordées sur la République, sur la nation, sur l’identité. Nous l’avions fait il y a déjà deux ans, donc ces questions-là qui ont parfois été recaptées, raptées parfois par la droite en étant déformées, nous devons continuer à y travailler et à les clarifier.
Je pense aussi à la question de la valeur travail, dont j’ai été une des premières à la mettre en avant dans ce débat. Tous ces sujets continuent à tarauder les Français, ils vont donc à nouveau émerger au cours de la campagne des élections législatives. Et tout ce travail qui a été accompli par le Parti socialiste, par le mouvement aussi de rassemblement au cours des échéances de la campagne présidentielle devra rapidement déboucher et être clarifié. Et c’est le rôle aussi de ce Conseil national et des présentations qui seront faites tout à l’heure.
Je voudrais ici dire très simplement que j’entends ici ou là des interprétations de la défaite, certaines justes, bien sûr, d’autres dérisoires, et d’autres inutilement blessantes, mais je crois qu’aujourd’hui le temps n’est pas aux polémiques. Je dirai pour ma part ce que j’en pense après les élections législatives. Car je crois que, d’ici là, nous devons rester unis et nous avons entre les mains ce talisman que j’évoquais tout à l’heure de la fierté et de la volonté de 17 millions d’électeurs qui attendent de nous que nous redéclenchions, pour les élections législatives, un mouvement d’unité, de fraternité, de solidarité, un élan qui nous permettra d’envoyer à l’Assemblée nationale le plus grand nombre possible de parlementaires
; parce que c’est le fonctionnement de la démocratie qui est en jeu, c’est l’émergence d’un contrepouvoir par rapport à une droite dure qui a fait la jonction avec l’extrême droite, donc il y a une attente extrêmement forte à notre égard. Et, pour ma part, ce que je crois, c’est que nous devons mobiliser les énergies positives qui ont émergé au cours de cette campagne, et nous devons les transformer positivement au cours de cet élan des élections législatives. La campagne sera conduite par le Premier secrétaire. J’y prendrai bien évidemment toute ma place en tant que candidate à l’élection présidentielle, je suis disponible pour venir faire des réunions sur le territoire, d’autant plus que je ne suis pas candidate. Je ne suis pas candidate parce que je m’applique à moi-même une des règles du pacte présidentiel du non-cumul des mandats, mais je conçois que cette règle ne soit pas suivie par tous puisque la loi ne l’impose pas aujourd’hui, donc je ne l’impose pas comme modèle, mais il me semble élémentaire, par rapport à ce que j’ai dit en tant que candidate à l’élection présidentielle, et portant une rénovation sur ce que nous avons appelé ensemble la république nouvelle, la VIe République, la modification des formes de l’exercice de la politique et en particulier la réforme des institutions au sein de laquelle nous avions inscrit ensemble, dans le projet socialiste, le non-cumul des mandats, il me semble que la politique par la preuve, qui m’est chère, est que le non-écart entre le discours et les actes soit appliqué.
Pour la suite, je ne sais pas si, ce qui compte, c’est de savoir s’il faut être plus ou moins à gauche. Vaut mieux être à gauche de toute façon, mais je crois que la question, et je pense qu’il ne faudrait pas qu’il y ait des conflits, de débats inutiles sur cette question-là, qui pourraient entraîner des difficultés ou freiner le mouvement positif, essentiel, indispensable, pour gagner le plus grand nombre de circonscriptions.
Je crois que la question, pour nous socialistes, c’est d’être vrais et de réaliser, d’incarner le socialisme du réel, c’est ensuite d’être cohérents, et j’allais dire disciplinés, même si ce n’est pas un mot fréquemment utilisé parmi les socialistes. Et je pense que pour l’avenir, sans anticiper les échéances, il est clair qu’il faudra réformer notre calendrier. D’abord, que le projet pour l’élection présidentielle ne soit pas fait avant, mais après la désignation de notre candidat ou de notre candidate pour qu’il y ait une cohérence. Ensuite, il faudra que le processus de désignation interne ne soit pas situé aussi près du combat principal et ne pas laisser un certain nombre de séquelles ou d’utilisations du combat interne utilisées par la droite. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler, et d’en reparler sereinement, y compris dans la part que j’ai prise dans ce résultat qui n’est pas à la hauteur de ce que nous espérions. L’heure est maintenant à la mobilisation. Et je voudrais simplement souligner aussi un autre élément de fierté : nous avons reconquis le vote populaire, et notamment le vote ouvrier, 54 %. Nous avons fait venir vers la citoyenneté des jeunes, des jeunes très nombreux qui sont venus s’inscrire et qui ont voté pour nous, et notamment les jeunes des quartiers. Il y a des résultats qui sont sans appel, sans commentaire : Vaulx-en-Velin : 63 %, La Paillade : 65 %, Le Mirail à Toulouse : 70 %, les quartiers Nord de Marseille : 70 %, Aubervilliers : 61 %, Saint-Denis : 67 %, Trappes : 70 %, Bobigny : 66 %. Merci à ces jeunes, à leur élan citoyen, et nous savons aussi leur déception, leur désarroi, leur profonde tristesse.
Je pense que l’une de nos responsabilités, pour que ces jeunes continuent à venir voter, et continuent à s’inscrire dans cet élan citoyen, notre responsabilité, c’est de leur offrir des perspectives, c’est sans doute de repenser les formes de militantisme dans les quartiers, c’est d’y conduire avec eux, et non pas à leur place, des actions concrètes. Et nous pouvons le faire avec les collectivités territoriales, je pense en particulier aux emplois tremplins, je pense à toutes les formes de soutien, de solidarité, d’aide scolaire que nous devons aujourd’hui relayer et mettre en place, et prolonger par rapport à ce que nous avons dit dans le pacte présidentiel au niveau des Régions, des Départements, des communes. Je vois ici ou là déjà des élus qui se mobilisent et qui se demandent comment nous allons répondre à cette immense attente de citoyenneté et d’engagement des jeunes dans les quartiers, qui nous ont fait confiance et qui constituent une partie, non pas un problème comme de l’ai dit souvent dans cette campagne, mais une grande partie de la solution aux problèmes qui se posent aujourd’hui en France, et en particulier au regard de la consolidation du pacte républicain.
Et donc cette mobilisation-là, je crois que c’est le cœur de notre réflexion. Les catégories précaires, les milieux populaires, mais aussi les classes moyennes, qui attendent de nous que nous restions debout, que nous restions fiers, que nous restions imaginatifs, que nous restions forts sur nos valeurs qui finiront par l’emporter.

Merci de votre engagement. »

LA JUSTICE de SARKOZY SE MET EN PLACE

Posté par segoousarko dans : ***APRES L'ELECTION.... , ajouter un commentaire

Il a promit une justice plus dure, 53% des électeurs ont voté « pour », par naïveté ou en se souciant des dégâts que feront des peines sévères, sur des personnes comme vous et moi… ou Romain…

Dans quel état un homme ordinaire peut-il ressortir de prison après 4 mois fermes et un casier judiciaire injustifiés ?

BASTILLE LE 6 MAI: 4 MOIS FERMES POUR ROMAIN

4 mois fermes pour Romain un journaliste au casier judiciaire vierge, suite aux émeutes du dimanche 6 mai à Bastille.

Qui est Romain ?
Romain a 29 ans. Originaire de Valenciennes où ses parents enseignants demeurent toujours aujourd’hui, il affiche un parcours sans tâches et un casier judiciaire vierge. Après des études de droit et de journalisme, ce fan de musique est amené à travailler pour MCM, M6, Europe 2 TV et divers sites web musicaux. Musicien, bassiste dans un groupe de rock, il joue régulièrement sur Paris. Une personnalité attachante, un grand timide, rêveur, parfois naïf, un Gaston Lagaffe… Mais certainement pas un militant ou un casseur.

Les faits :
Domicilié vers l’hôtel de ville, Romain arrive place de la Bastille vers 22h avec 4 amis. Deux d’entre eux étaient avec lui lors de l’arrestation vers 23h50. Qu’ont-ils fait de 22h à 23h50 (heure de l’arrestation) ? D’abord simples observateurs, ils ont participé à un sit-in, ils ont pris des gaz lacrymo dans les yeux et se sont retrouvé pris au piège entre casseurs et CRS. Ils ont bien tenté de rentrer chez eux mais les accès menant à Hôtel de Ville étaient bloqués (rue Saint-Antoine et Boulevard Beaumarchais).

Romain a été interpellé par un policier en civil qui a déclaré l’avoir vu envoyer 3 pavés en direction des policiers (sans blesser personne). Or les 4 personnes qui ont passé la soirée avec lui sont formels sur ce point : Romain n’a pas envoyé de pavé et ils sont prêts à en témoigner. Le soir même, ils ont tenté d’intercéder en sa faveur mais n’ont récolté que des menaces d’être embarqués eux aussi.
A 23h50, il faisait nuit et il y avait beaucoup d’agitation et Romain ne se distinguait pas de la masse avec son gros pull kaki.

Romain a effectivement ramassé un pavé et l’a gardé avec lui comme un « trophée », un témoin des événements qu’il allait ramener chez lui. Logique pour un jeune homme qui se fait dédicacer des disques quand il rencontre un groupe ou un artiste qu’il admire. Logique aussi pour quelqu’un qui avait par exemple fait un reportage photo sur les manifestations anti-CPE avec un ami journaliste

Mercredi 9 mai, comparution immédiate
Nous avons été plusieurs à nous déplacer, amis et collègues, sans nouvelles de lui depuis dimanche soir. Tout l’après-midi d’autres cas ont été jugés, vol de portable, bagarre pour une fille, « émeutiers », et pour tous, la procureur a requis 6 mois ferme, quels qu’en soient les antécédents judiciaires. L’avocat commis d’office partait perdu d’avance, résigné, nous expliquant que le juge était le même qui avait donné 6 mois ferme pour l’affaire de Gare du Nord début mai.
Plusieurs faits nous ont interpellés :
Inutile de citer les témoins, pas le temps et pas la peine (selon l’avocat), alors même que ceux-ci étaient présents à l’audience. L’audience a ressemblé à du badinage de justice et a été vite expédiée.
Une évidente présomption de culpabilité pesait sur Romain
Le salaire et le statut d’intermittent de Romain ont été mentionnés et on ne l’a pas pris au sérieux
Précisons que Romain a été humble, qu’il s’est exprimé clairement et s’est excusé de n’avoir pas saisi la gravité de la situation dimanche soir.

Et maintenant ?
Au lieu du sursis ou des TIG que nous attendions, Romain a écopé de 4 mois ferme.
Son cas a interpellé les journalistes présents au tribunal, certains ont pu relayer l’information nationalement. Il n’est pas seul à faire les frais et à servir d’exemple pour les émeutes du 6 mai. 39 majeurs et 12 mineurs ont été placés en garde à vue pour cette seule soirée (cf Le Parisien)
Au mauvais endroit, au mauvais moment, Romain a servi de bouc émissaire pour un événement dramatique qui le dépasse. Honnêtement nous aurions tous pu être à sa place et le voir repartir menottes aux poignets nous a profondément choqués.
Nous ne comptons pas en rester là. Tous les soutiens et relais d’information sont les bienvenus.

Fabienne Pietrus, amie et journaliste

Pour un média impartial: http://latelelibre.fr

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